Un ras-le-bol qui s’exprime de plus en plus fortement
Lors des permanences et des échanges avec les agents du roulement REME et de la réserve, un constat revient avec insistance : le mécontentement grandit. Depuis plusieurs mois, les difficultés liées à l’organisation du travail alimentent un profond sentiment d’usure chez de nombreux ASCT. Le fonctionnement actuel du roulement REME est devenu un sujet majeur au sein de l’unité opérationnelle.
Un roulement REME qui peine à trouver son équilibre
Le manque de volontaires pour intégrer le roulement REME entraîne des conséquences directes sur la couverture des journées de service. Les lignes non couvertes se reportent régulièrement sur les agents de la réserve, qui doivent déjà faire face à des modifications fréquentes de programmation et à la gestion des refus de certaines tournées. Cette situation génère une pression supplémentaire sur des équipes déjà fortement sollicitées.
Depuis la mise en place de cette organisation en décembre 2025, de nombreux agents constatent une dégradation sensible de leurs conditions de travail. Si certains salariés ont pu trouver des avantages dans ce nouveau dispositif, beaucoup soulignent au contraire une perte de qualité de vie au travail et une augmentation des contraintes quotidiennes.
Des journées de travail devenues difficilement soutenables
Les remontées du terrain font état de tournées particulièrement chargées, avec parfois plus de soixante-dix arrêts sur une seule vacation. Dans ces conditions, les agents peinent à disposer de temps suffisant pour leurs pauses et pour se restaurer dans des conditions satisfaisantes. Cette intensification du travail nourrit un sentiment d’épuisement et d’incompréhension.
À ces contraintes s’ajoutent des attentes prolongées après certaines journées de service afin de maintenir des habilitations spécifiques. Pour les agents concernés, cette organisation accentue encore la fatigue et réduit davantage les temps de récupération.
Pouvoir d’achat et conditions de travail : une double inquiétude
Au-delà de la charge de travail, certains agents évoquent également une perte de pouvoir d’achat liée aux évolutions d’organisation. L’accumulation de ces difficultés contribue à renforcer le malaise exprimé sur le terrain. Pour la CFDT, ces signaux ne peuvent être ignorés et nécessitent une analyse approfondie afin de mesurer l’impact réel des choix organisationnels sur les salariés.
La CFDT veut construire un dossier solide pour agir
Face à ces remontées, la CFDT a décidé d’engager une démarche structurée afin de recueillir les témoignages des agents et de documenter précisément les difficultés rencontrées. L’objectif est de constituer un dossier étayé permettant d’ouvrir des discussions avec la Direction et les référents roulements de l’unité opérationnelle.
Une étude comparative portant sur la qualité de vie au travail entre les différents roulements est également envisagée. Les résultats de cette analyse serviront de base à une demande de concertation immédiate afin d’obtenir des réponses concrètes sur l’organisation du travail, les conditions d’exercice des missions et les conséquences pour les agents.
Faire entendre la voix des agents
Pour la CFDT, aucune amélioration durable ne pourra être obtenue sans s’appuyer sur les réalités du terrain. Les témoignages des agents constituent un élément essentiel pour faire évoluer les organisations et défendre des conditions de travail compatibles avec la santé, la sécurité et l’équilibre de vie. Dans ce contexte, l’organisation syndicale réaffirme sa volonté de porter la voix des ASCT et de faire reconnaître les difficultés rencontrées au quotidien.
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