MAI 2026 - TGV EE - VOTRE ZESTE DE VERITÉ - CSE 05

Une condamnation qui rappelle les obligations de l’employeur

La Cour d’Appel de Metz a condamné TGV Est l’Européenne pour plusieurs manquements particulièrement graves. Cette décision judiciaire concerne des faits de discrimination liée au handicap, de harcèlement moral, de discrimination syndicale, de non-respect de l’obligation de sécurité ainsi que des éléments relatifs au versement de primes et d’indemnités.

Pour la CFDT, cette décision constitue un rappel fort des responsabilités qui incombent à l’employeur. La protection de la santé des salariés, le respect des droits individuels et collectifs ainsi que la lutte contre toutes les formes de discrimination ne relèvent pas du choix mais d’obligations légales. Cette condamnation souligne également la nécessité de traiter sérieusement les alertes lorsqu’elles sont signalées par les agents ou leurs représentants.

La défense des agents reste une priorité

Cette affaire met en lumière les conséquences que peuvent avoir certaines situations lorsqu’elles ne sont pas prises en compte suffisamment tôt. Les problématiques liées aux discriminations, aux pressions professionnelles ou aux atteintes à la santé au travail nécessitent une réaction rapide et adaptée.

La CFDT réaffirme sa volonté d’accompagner les agents confrontés à ces situations et de faire respecter les droits de chacun. Elle considère que la prévention des risques humains et sociaux doit être placée au même niveau d’exigence que les objectifs opérationnels ou économiques.

Enregistrement des communications : une ligne rouge pour la CFDT

La Direction a présenté le déploiement de l’enregistrement des communications téléphoniques via le système AVAYA comme un dispositif destiné à améliorer la sécurité, la traçabilité des échanges et la gestion des événements. Toutefois, les documents examinés prévoient également la possibilité d’utiliser certains enregistrements dans le cadre de procédures disciplinaires.

Pour la CFDT, cette orientation modifie profondément la nature du dispositif. Un outil présenté comme un moyen d'améliorer la sécurité ne peut devenir un instrument de contrôle des salariés. Cette perspective soulève des interrogations importantes sur la confiance, la protection des agents et les limites à fixer dans l’utilisation des technologies de surveillance.

Une consultation contestée par les représentants CFDT

Estimant que les conditions de consultation des représentants du personnel n’étaient pas conformes, la CFDT a décidé de ne pas participer au vote concernant ce dispositif. L’organisation syndicale considère que le processus présenté ne permettait pas un examen satisfaisant du dossier.

Au-delà de cette question de procédure, la position de la CFDT demeure claire. Même dans le cadre d’une consultation régulière, l’utilisation potentielle des enregistrements à des fins disciplinaires aurait conduit l’organisation à s’opposer au projet. Elle demande des garanties fortes afin que les dispositifs liés à la sécurité ne soient jamais détournés de leur objectif initial.

Préserver les droits dans un contexte de transformation

Les transformations en cours au sein du TGV Est génèrent de nombreuses interrogations sur les conditions de travail, les outils de pilotage et les pratiques managériales. Dans ce contexte, la CFDT rappelle que la modernisation des organisations ne peut se faire au détriment des libertés individuelles, du respect des salariés ou du dialogue social.

Elle poursuivra son action pour défendre la reconnaissance des métiers, les droits des agents et un haut niveau de sécurité ferroviaire. Pour la CFDT, les cheminots ne doivent jamais devenir les variables d’ajustement des réorganisations ou des évolutions technologiques.


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